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Soldat du Christ

Les articles qui suivent vont traités de sujets divers, politique, religion, histoire, autant du passé que du présent ou même du futur. La pensée de ce blog est catholique et nationaliste.

Plusieurs articles ont déja paru dans des livres ou des journaux mais ils sont toujours d'actualité ou apporte un certain intérêt. D'autres articles seront écrit par nous ou des amis.

Nous nous plaçons sous la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits de l'homme, qui stipule: ARTICLE 19 "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit" Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.#


mercredi 14 janvier 2009

Lettre au Dr. Oliveira Salazar de Adrien Arcand

Lanoraie, P.Q.
21 septembre 1963
Son Excellence
Prof. Dr Oliveira Salazar,
Président du Conseil,
Lisbonne, Portugal
Excellence,

Permettez à un occidental chrétien de vous féliciter et vous remercier pour l'admirable exposé que vous avez fait dans votre « Déclaration sur la Politique d'Outre-Mer » en date du 12 août 1963 (Colonies: Angola, Mozambique, Goa) .

Les gens qui prennent la peine de se renseigner sur les faits et d'étudier l'histoire savent que, de tous les peuples occidentaux, le peuple portugais est celui qui a colonisé plus en vue d'étendre la foie et la pourquoi la noble nation portugaise subit en ce moment l'ire et la diffamation de toutes les forces anti-civilisatrices déchaînées sur notre monde.

Au risque de vous importuner, je prends la liberté de vous faire savoir ce que je pense de la situation générale concernant tout l'Occident chrétien (même le Portugal) et de relater des faits et déclarations officielles que vous connaissez peut-être mieux que moi.

Il n'y a qu'UNE SEULE haute Culture-Civilisation occidentale, chaque peuple blanc d'exprimant dans sa langue et suivant son tempérament, ses us et coutumes. Les peuple d'Ibérie eurent la responsabilité de diriger cette Haute Culture-Civilisation durant l'époque ultramontaine; le peuple français la dirigea durant l'époque baroque; le peuple anglais la dirigea après la chute de Napoléon Bonaparte. En nos temps modernes, É.-U. Et URSS, puissances extra-européennes, qui se sont divisé l'hégémonie de contrôle chacun sur sa moitié de l'Europe et du reste du monde, tentent (!) de la diriger mais sans succès.

L'historien Oswald Spengler a très clairement démontré que, depuis toujours, chaque Culture-Civilisation a son situs (landscape), se projette sur le reste du monde pour l'adapter à ce qu'elle est et ce qu'elle a à donner aux hommes; que tous les territoires éloignés du situs ne sont que des colonies.

Les Amériques, l'Océanie et territoires d'autres continents ne sont et ne peuvent être que des colonies spirituelles de la Culture-Civilisation prédominante: celle de l'Europe. Ils en reçoivent mais n'y ajoutent que très peu. L'Amérique du Nord et l'Union Soviétique, qui doivent ce qu'elles sont à l'apport de la Culture-Civilisation européenne, contribuent par l'apport massif d'un matérialisme technologique; mais pour le reste (le spiritualisme) elles ne contribuent que par la pornographie systématique de Hollywood, le jazz, l'athéisme, le divorce glorifié, ect., c'est-à-dire la décadence de la morale, de l'éthique, de l'esthétisme, du christianisme, de la Loi Naturelle.
Dans la deuxième édition de ses « Mémoires pour Servir à l'Histoire du Jacobinisme », Londres, 1805, l'abbé Barruel décrit la Révolution Française comme une simple répétition, un avant-goût de la grande révolution mondiale, qui doit renverser tous les trônes et les autels, détruire la famille, la propriété privée, l'initiative personnelle, les frontières des États et établir une république universelle sans Dieu ni droits humains.

Après un siècle et demi de rationalisme, naturalisme et modernisme (dont Benjamin Disraeli a écrit qu'ils n'avaient en vue que la destruction du Christianisme*) vint le grand assaut de la Première Guerre mondiale 1914-1918. Ce fut la première phase, le premier acte de la Grande Tragédie (en trois actes). Ce fut une guerre civile entre Blancs d'Europe qui furent tous perdants, pendant que le Communisme international conquérait la Russie, chevauchant l'Europe, l'Asie, le Proche-Orient, soit l'endroit le plus stratégique de la Terre.

Après cette guerre chaude succéda la guerre des nerfs, suivie par une deuxième guerre chaude: la Deuxième Guerre mondiale, autre guerre civile entre peuples de race blanche, qui n'y gagnèrent rien, tandis que le Communisme international, seul vainqueur, étendait son hégémonie sur la moitié de l'Europe et la plus grande partie de l'Asie. L'Amérique du Nord, bien contrôlée par les financiers internationaux de Wall Street, imposa son contrôle matérialiste au reste du monde.

Il reste un acte, le troisième et final, à jouer, dans la pièce de la conspiration de la Révolution Mondiale contre l'Ordre Chrétien et la Culture-Civilisation occidentale... Il est préparé par la guerre froide, comme le deuxième acte fut préparé par la guerre des nerfs.

Celui qui a déclenché la Deuxième Guerre mondiale, Sir Neville Chamberlain au nom de la France et du Royaume-Uni (cf. Discours du 3 sept. 1939), a déclaré à l'ambassadeur américain Joseph-P. Kennedy (père du président actuel des États-Unis), suivant les mémoires du Ministre américain de la Guerre, James Forrestal (cf.**), que la Pologne n'était une cause de guerre ni pour la France ni pour l'Angleterre... sans le harassement continuel de Washington cette guerre n'aurait jamais eu lieu... l'Angleterre a été forcée de déclarer cette guerre par Washington et le Juiverie Mondiale.

Il y a une chose indiscutable, que la Deuxième Guerre mondiale a apportée: la destruction définitive du nationalisme vertical, pour le remplacer par le nationalisme horizontale: un nationalisme racial continental, qui tend à des fédérations raciales continentales: fédération de l'Europe blanche, fédération des peuples arabes, fédération de l'Afrique noire, fédération des peuples jaunes, fédération des Indonésiens, ect..

Le Premier Ministre sioniste d'Israël vient de l'affirmer dans le grand magazine américain « LOOK » du 16 janvier 1962, quand ce M. David Ben-Gurion déclare que, d'ici 25 ans, Jérusalem sera le centre mondial politique, judiciaire et religieux des Fédérations Continentales.
En ce qui concerne les peuples de couleur noire, voici ce que la plus éminente des négresses d'Europe, Joséphine Baker de Paries, devenue millionnaire par les Blancs à montrer son derrière et... autres choses aux Folies-Bergères de Paris... voici ce qu'elle écrivait dans « Le Droit de Vivre » (Paris, 25 fév. 1954), journal qui se proclame le plus ancien journal anti-raciste du monde entier: « J'ai peur que tous ces êtres humains (jaunes et noirs) qui composent les trois quarts du globe, une fois réunis, amènent l'extermination de la race Blanche dans le monde entier. Remarquez que ceci viendra et que même ce sera inévitable, car, avec la rapidité du progrès dans les transports, les peuples vont se contacter plus facilement, et petit à petit la pureté des races va disparaître. Seulement , quand cet inévitable se produira, je voudrais que ce soit par l'amour et non la haine ».

Et cette Joséphine Baker a répété cela partout dans le monde, durant ses trois tournées d'adieu... Elle et le journal « Droit de vivre » se disent anti-racistes, mais ils prêchent l'extermination d'une race: la race blanche!

Il en est même pour le « Grand Chef », le nègre américain Alijah Muhammad (financé par Nasser) qui, dans le plus lu des magazines des États-Unis, « Life », 31 mai 1963, affirme que le règne de l'homme blanc, qui a duré 6000 ans, a pris fin en 1914: date du début de la Révolution Mondiale... Si Alijah Muhammad est financé par Nasser, l'autre faction noire des États-Unis est financée par les chefs du Sionisme International.

1- Impérialisme. – L'histoire de toutes les civilisations, enseigne que, dès qu'une Haute Culture a atteint son point de maturité, la loi organique qui contrôle l'oblige à projeter ses connaissances et ses bienfaits partout à travers le monde. Comme les autres peuples impérialistes portant la Culture Occidentale hors de l'Europe, le Portugal n'a pas fait de mal, il n'a fait que du bien, portant à ses frais les avantages du génie européen et ses accomplissements parmi les peuples mineurs qui avaient besoin de cette tutelle... Minorité n'implique pas infériorité. L'enfant mineur est égal à son père ou son tuteur; il peut même être supérieur, s'il porte en lui le génie d'un Camoëns ou d'un Vasco de Gama; mais aussi longtemps qu'il n'a pas mûri, il doit être soumis à une séniorité. C'est ce que l'Europe, porteuse de la seule Haute Civilisation existante, a compris et réalisé, au prix de millions de vies occidentales et de milliards de dollars.

2- Elliot Roosevelt, fils du président des États-Unis Franklin Delano Roosevelt et son aide de camp pendant la guerre de 1939-45, a écrit un livre intitulé « As He Saw It », avec préface par sa mère Eleanor Roosevelt... Il raconte ce qu'il a vu et entendu aux grandes conférences de l'Atlantique, à Argentina, Terreneuve, Canada... Les États-Unis n'étaient pas encore en guerre en 1940. En cette occasion, Winston Churchill, qui ne pouvait gagner la guerre sans l'aide des États-Unis, consentit à la destruction de tous les empires européens comme prix de l'aide américaine. Revenu chez lui, à Londres, Churchill reprit ses sens et se mit à crier à Roosevelt : « Je n'ai pas été élu premier ministre pour la liquidation de l'Empire britannique! Mais, écrit le fils Elliott P. Roosevelt, il était trop tard »... C'est à cette Conférence de l'Atlantique que fut décidé le sort (la destruction) de tous les empires d'Occident... Et c'est à cause de cela que les États-Unis ont dépensé jusqu'à ce jour (intérêts sur le capital compris) 120 milliards de dollars, pour les anciennes colonies européennes qui ne sont pas plus avancées, et pour les puissances colonisatrices tombées sous le joug dualiste des États-Unis et de la Russie.

3- L'Américain de génie Francis Parker Yockey a écrit, sous le nom de Ulrick Varange, le livre le plus important de l'après-guerre, intitulé « Imperium ». - Ce jeune philosophe, légiste et historien, avait été choisi comme bras droit du Juge Jackson de la Suprême Court Justice pour le procès des Nazis à Nuremberg. Il fut si dégoûté de voir comment le Droit occidental traditionnel et l'éthique chrétienne étaient bafoués à ce procès célèbre, qu'il déserta et s'enfuit à Brittas Bay, en Irlande, où il écrivit, tout d'un jet, en moins de trois mois, les huit cents pages de son ouvrages « Imperium »... Il y raconte, dès 1948, comment la situation actuelle se résume à ceci : révolte des peuples de couleur contre la race blanche, distorsion et retardement de la Civilisation Occidentale par l'action de la Race Juive qui contrôle franc-maçonnerie, freudisme, évolutionnisme, pornographie systématisée, finance de Wall Street, Internationales prolétaires et autres activités internationales qui visent à renverser l'Ordre Chrétien et la Culture-Civilisation occidentale.

4- Winston Churchill, qui a toujours agi pour la fortune et la gloriole personnelle, a trahi son propre Empire anglais et tous les Empires européens à la Conférence de l'Atlantique... Après la Guerre mondiale de 1939-45, il a écrit : « Cette guerre fut inutile, car nous avons tué le mauvais cochon » (We killed the wrong pig)... Il avait suivi aveuglément le judéo-maçon Franklin Delano Roosevelt et il avait consenti à toutes ses concessions pro-communistes devant Staline, à Yalta et à Téhéran.

5- En fin d'octobre 1937, je fus moi-même l'orateur principal à une réunion de nationalistes à l'hippodrome de New York. J'y déclarai devant 15, 000 personnes : « Votre maire Fiorello La Guardia est le cousin germain, par sa mère, de Bela-Kuhn, le bourreau de la Hongrie... Votre président F.D. Roosevelt est un communiste authentique, au même titre que Joseph Staline, mais il est plus hypocrite, et l'avenir le prouvera ». – Inutile de dire que, dès le lendemain, je n'étais plus persona grata aux États-Unis...!

Washington, liée par ses ententes avec Moscou à Yalta et Téhéran, (É.-U. et URSS sont toutes deux contrôlées par la Haute Banque Juive Mondiale) ne peut que travailler à la destruction de l'Empire Portugais, au nom des sophismes auto-détermination, souveraineté locale, indépendance, autonomie ect. Depuis que les deux géants de contrôle judéo-financier se sont divisé le monde, il n'y a plus de souveraineté réelle.

Quand, en 1956, l'Angleterre encore impériale et la France encore impériale se sont lancées contre l'Égypte au sujet du Canal de Suez, Krouchtchev toussa, Eisenhower éternua, et Londres & Paris rentrèrent chez eux bien humblement. Si la vrai souveraineté avait encore existé pour la France et l'Angleterre, elles auraient terminé leur intervention militaire sans se soucier des ordres imposés par Washington et Moscou (les deux alliés). Moscou représente le Prolétariat international, Washington représente le Capitalisme international: deux forces qui semblent aller en sens contraire, comme les deux pinces ou mâchoires d'un même outil vont aussi en sens contraire; mais, à cet outil, il n'y a qu'une poignée... Et qui tient cette poignée des deux mâchoires de la pince? Vous le savez probablement mieux que moi...

Dans « Father of Lies » par Warren Weston (**), on peut lire la formule du Serment du 33ième degré de la Franc-Maçonnerie du Rite Écossais, la moins nocive des sectes maçonniques, nous dit-on... Ce fameux serment secret se lit comme suit : « Je jure de n'avoir aucune autre patrie que la Patrie Universelle. Je jure de m'opposer, fermement, partout et toujours, aux frontières des nations, aux limites des champs, des maisons et des boutiques, et aux liens de la famille. Je jure de renverser, même au sacrifice de ma vie, les frontières que les Chrétiens humanicides ont tracées dans le sang et la boue au Nom de Dieu. - Je jure de vouer mon existence entière au triomphe sans fin du progrès et de l'Unité universelle. – Et je déclare mon adhésion à la négation de Dieu et de l'âme humaine. »

Permettez-moi, Excellence, de vous faire deux autres citations qui peuvent expliquer un peu l'horrible combat fait à votre pays si chrétien ***):
Dans son Motu proprio Bonum sane, le pape Benoît XV a écrit ce qui suit: « L'avènement d'une République universelle, désirée par tous les pires éléments de désordre, attendue par eux avec confiance, – cet avènement est une idée déjà mûre pour sa réalisation. De cette république universelle, fondée sur l'égalité absolue des hommes et la communauté des biens, seraient bannies les distinctions nationales, l'autorité du père sur ses enfants n'y serait pas reconnue, ni celle de Dieu sur la société humaine. Si ces idées sont mises en pratique, il s'ensuivra inévitablement un règne de terreur inouï. Déjà, même de nos jours, une vaste portion de l'Europe passe par cette expérience et nous voyons que l'on cherche à étendre cet état de choses à d'autres régions. »

En 1924, S.E. Le Cardinal Andrieu disait aussi : « Les gouvernements dominés par les Loges maçonniques poursuivent un but... Après que les peuples et nations auront été déchristianisés, il sera facile, en l'absence de tout lien religieux et social, de les réduire en poussière, afin de les réunir de nouveau; puis, quand ils auront été libérés de l'ignorante idée préconçue d'une terre natale, il sera facile de les incorporer dans une République universelle, dont la capitale sera Jérusalem et dont le grand architecte, Satan, tiendra les rênes du pouvoir, sous le manteau de pourpre de quelques fils d'Israël. »

Il semble bien, Excellence, que le nationalisme vertical a été anéanti par la Deuxième Guerre mondiale, pour faire place au nationalisme horizontal, un nationalisme devenu racial-continental. Le regroupement de tous les pays arabes, indonésiens, jaunes, noirs, bruns, semble l'indiquer à ne pas s'y méprendre. L'Europe, unique porteuse de la Culture et de la Civilisation en ce monde, semble elle-même obligée de se coaliser en oubliant ses vieilles rancunes dynastiques et nationalistes-verticales. C'est une aberration historique inexplicable que les Blancs aient perdu même leur instinct primitif de conservation et jouent si légèrement le jeu des non-civilisés ou des anti-civilisés. Je crois que seul le livre « Imperium » dont j'ai parlé plus haut en donne une certaine explication.

Tout ce qui précède, Excellence, n'a pour but que de vous expliquer combien mes amis et mois nous comprenons l'importance historique et civilisatrice du grand combat moral et politique qui est imposé au Portugal par des forces anti-civilisatrices qui sont maintenant maîtresses de la vie politique de l'Occident chrétien.

Peut-être la Providence a-t-elle prévu que le Portugal; Patrie de Notre-Dame de Fatima, devrait être le dernier rempart de la Civilisation Chrétienne pour s'opposer à la Bête apocalyptique, la vaincre et marquer la grand tournant d'une époque décadente vers le triomphe terrestre du Roi des rois, pour la plus grande gloire de la Lusitanie...

Mes amis et moi, nous prions pour qu'il en soit ainsi, pour que Notre-Dame de Fatima vous accorde santé, courage constant, lumières du Saint-Esprit dans votre tâche magnifique.

Respectueusement vôtre,
Adrien Arcand
Chef du Parti de l'Unité nationale, Canada.

(*) Benjamin Disraeli, The Life of Lord George Bentinck, Londres, 1852 James Forrestal Diaries American Edition, pp. 122-123

(**) Warren Weston, Father of Lies, M.C.P. Publications, 93 Cahcery Lane, Londres, WC.2--

(***) Allusion aux attaques de plusieurs Gouvernements contre le Portugal, au sujet de sa colonie africaine l'Angola.

lundi 12 janvier 2009

Âme de l'homme

Ceux qui hésitent devant l'effort sont ceux dont l'âme est engourdie.

Un grand idéal donne toujours la force de mater son corps, de souffrir la fatigue , la faim, le froid.

…L'essentiel est d'avoir au fond de son cœur une grande force qui réchauffe et qui pousse en avant, qui renoue les nerfs déliés, qui fait battre à grands coups le sang las, qui met dans les yeux le feu qui brûle et qui conquiert.

Alors plus rien ne coûte, la douleur même devient joie car elle est un moyen de plus d'élever son don, de purifier son sacrifice.

La facilité endort l'idéal. Rien ne le redresse mieux que le fouet de la vie dure; elle nous fait deviner la profondeur des devoirs à assurer, de la mission dont il faut être digne.

À cette heure où il faut refouler le plus tendre de soi-même et porter son amour au-dessus de son cœur, alors que tout est pénible jusqu'à la cruauté, un sacrifice commence vraiment à être entier, à être pur.

Seule l'âme compte et doit dominer tout le reste. Brève ou longue, la vie ne vaut que si nous n'avons pas à rougir d'elle à l'instant où il faudra la rendre.

Avec ma bénédiction sacerdotale

Abbé …...

samedi 10 janvier 2009

Le communisme est juif

D'après nos agences de presse, ce qui semble avoir le plus vexé nos Juifs canadiens, c'est qu'à Toronto on aurait distribué des feuilles portant les mots "Le communisme est juif".

Pourquoi s'offusquer de cela? "Le communisme est juif", mais c'est la plus grande vérité du siècle, la seule vérité en ce qui concerne le communisme.

Le communisme est d'esprit juif, d'invention juive, de fondation juive, d'organisation juive, de financement juif, de propagation juive, de direction juive.

Le communisme est une maladie dans notre civilisation occidentale, et le judaïsme est le microbe porteur de cette maladie.

Le communisme est une Barbarie en guerre contre la Civilisation.

Le communisme est un Messianisme matérialiste juif, déchaîné contre le Messianisme spiritualiste chrétien.

Vouloir combattre la tuberculose en ignorant délibérément la bacille de Koch serait de la sottise. C'est pourtant ce qu'ont fait nos docteurs, nos "intellectuels", nos grands bavards qui se sont levés comme champions professionnels de l'anticommunisme. Plus ils ont combattu le communisme en fermant les yeux sur son origine et ses causes, plus le communisme a fait de progrès. Ils voulaient paraître des messieurs respectables, des gens "très comme il faut", ils craignaient l'épithète "antisémite" ou la diffamation personnelle, et ils n'ont réussi qu'à aider l'ennemi en lui faisant de la réclame "par suppression de la vérité". Certains, qui dénonçaient la malaria avec éloquence, qui baissaient pieusement les yeux devant les tourbillons de moustiques injecteurs de la maladie, qui accordaient leur première charité aux moustiques dans l'ardent désir de les voir abandonner leur nocivité, ont fini par prendre eux-mêmes la maladie; et quelques-uns d'entre eux, à leur tour sont devenus transmetteurs de fièvre paludéenne. Le judéo-communisme n'a pas besoin de dépenser des sommes folles, chez nous, pour répandre son esprit; il a à son service, gratuitement, des contagieux qui répandent la fièvre partout où ils s'agitent. Leur nom est légion.

Dans "Marxisme et Judaïsme" (La Revue de Paris, juillet-août 1928), Saluste a clairement établi comment le communisme a été incubé, en Allemagne dans les cercles sionistes. Juifs d'argent et Juifs révolutionnaires ont toujours cheminé ensemble, s'appuyant les uns sur les autres, pour amener leur révolution sociale, qui partout et toujours ne profite qu'aux Juifs, tout en dépouillant les Gentils de leurs valeurs spirituelles et matérielles. Les Juifs de la finance dénoncent, avec autant d'ardeur que les Juifs révolutionnaires, les anticommunistes de tous les pays, qu'ils se nomment Pétain ou Laval, Franco ou Salazar, Degrelle ou Mosley, Domville ou Ramsay, MacArthur ou McCarthy, DIem ou Tshombé, Chiang-Kai-Shek ou Verwoerd. La concordance de milliers d'articles, dans les journaux sous contrôle sioniste et judéo-communiste, le démontre amplement.

D'ailleurs, les Juifs de la haute finance internationale et les Juifs des internationales prolétaires (Capital et Travail) ont toujours travaillé à l'unisson pour établir le communisme et combattre les anticommunistes. C'est de l'histoire aveuglante qui s'est passée sous nos yeux.

Ce semble être une contradiction, un paradoxe, car nombreux sont ceux qui se demandent comment il se fait que les Juifs du capital international peuvent aider les Juifs des internationales prolétaires, puisque celles-ci dénoncent le capitalisme, prêchent l'abolition ambassadeur de France, avait posé la même question à un richissime banquier juif de New York, à Budapest, en 1919.L'ambassadeur donne la longue réponse du capitaliste juif international dans son livre "Genève contre la paix". En résumé, cette réponse du Juif équivaut à ceci: la révolution ne détruit pas la propriété, elle la fait changer des mains. Et comment les Juifs ont accaparé les biens des Russes fut expliqué plus tard, en 1937, par l'ambassadeur soviétique Téodor Butenko, rappelé de Bucarest à Moscou pour être "liquidé", mais qui sauva sa peau en s'enfuyant à Rome.
Le banquier milliardaire Jacob Schiff, de New York, qui avait financé la première révolution ratée de 1905 en Russie, s'est vanté plusieurs fois que "sans l'argent des banquiers juifs, Lénine et Trotsky n'auraient pas réussi leur révolution". Son fils a repris la vantardise, et il a été question de $20 ou $70 millions pour la seule contribution de Schiff.

Dans son livre "The Life of Lord George Bentinck", le Très Hon. Benjamin Disraéli, Juif, premier ministre d'Angleterre, parle de cette alliance des ploutocrates et de agitateurs juifs en vue de la révolution. Il dit qu'à la tête de chacune des organisations révolutionnaires subversives "se trouvent des hommes de race juive". Quel est leur but? Disraéli répond: "Parce qu'ils veulent détruire cet ingrat christianisme, qui leur doit même son nom et dont ils ne veulent plus supporter la tyrannie". Il ajoute, quelques pages plus loin, en parlant de la Commune de 1848, tentative de révolution communiste qui a ravagé les grandes capitales européennes: "Sans les Juifs ces insurrections n'auraient jamais eu lieu".

Dans ses articles écrits pour le "Sunday Herald", de Londres, en 1920, Winston Churchill attribue la fondation, la direction, l'établissement et la propagation du communisme aux Juifs, et il affirme qu'en cela il y a collusion entre le Sionisme et la Juiverie révolutionnaire.

Après avoir dépensé près de $4 millions en recherches à travers le monde pour se renseigner, Henry Ford 1er publia la même chose dans son magazine "The Dearborn Independent". Il découvrit même que les causes de la première guerre mondiale étaient liées directement aux desseins, aux décisions et aux manœuvres de la Haute Juiverie. Les révélations de M. Ford faillirent conduire sa vaste entreprise à la banqueroute, par la contre-offensive des grands banquiers juifs. Les Juifs se plaisent à dire que Henry Ford a tout répudié. Affreux mensonge encore! C'est son secrétaire Harry Bennet qui, craignant pour la survie de la compagnie, profita d'une absence de Henry Ford pour imiter sa signature, sur une rétraction préparée par le Juif Louis Marshall, de New York, Bennet lui-même a raconté les causes et circonstances de cette indiscrétion, depuis une série d'articles. Quan à Ford, il ne démordit jamais de ce qu'il avait publié. (Ce mensonge des Juifs ressemble à l'autre de leur propagande, qui répète que les tribunaux suisses ont, en 1936, statué que le document appelé "Les Protocoles des Sages de Sion" était un faux. La propagande juive néglige, par légère inadvertance sans doute, de dire qu'en fin d'octobre 1937, le tribunal suisse de la plus haute instance cassa le jugement de 1936 avec des considérants peu flatteurs pour le petit juge et sa procédure. C'est ce que, chez les occidentaux chrétiens, on appelle "mensonge pas omission de la vérité").

François Coty, fondateur de la parfumerie qui porte son nom, fit enquête de son côté et publia dans ses journaux "Le Figaro" et "L'Ami du Peuple", de Paris, à peu près les mêmes choses que Churchill et Ford. Le grand journal anglais "The Morning Post", de Londres joignit ses conclusions à celles de ses confrères américains et français. Tout cela se publiait en 1920. Dès 1918, le gouvernement britannique avait publié un Livre Blanc affirmant dans sa première édition, que le communisme allait se propager dans le monde entier s'il n'était pas immédiatement écrasé dans l'oeuf parce que c'était "un mouvement de Juifs qui voulaient changer pour leur profit l'ordre mondial des choses". La "Morning Post" mettait, en exergue de ses articles, la question suivante: "Avons-nous échappé à la paix germanique uniquement pour tomber dans la paix judaïque"?

Les services de l'American Intelligence, les correspondants de nombreux journaux en Russie, les diplomates étrangers à Petrograd et de nombreux observateurs sur place, ont publié à profusion le rôle presque exclusif des Juifs dans l'avènement du bolchévisme en Russie, de même que les indescriptibles horreurs qui s'y passèrent lorsque les circoncis supplantèrent les baptisés à la direction du pays.

Pourtant, quand Lénine et Trotsky firent leur usurpation politique d'octobre 1917 (presque au même instant, la Vierge de Fatima prévenait le monde des ravages que la Russie pourrait infliger à l'humanité), c'est à dire une démocratie qu'ils s'attaquèrent, à une démocratie dirigée par le Juif Kérensky.

Quelque part sont conservés les journaux juifs du temps, journaux de tous pays et de toutes nuances judaïques. Ces publications (1917 à 1919) rapportent que, dans tous les cercles juifs et toutes les synagogues du monde entier, ce furent des frénésies d'allégresse, une véritable hystérie de triomphalisme, lorsque Lénine et Trotsky s'emparèrent du pouvoir sur des monceaux de cadavres chrétiens, puis ensuite à chaque décret antichrétien et antioccidental. Pour égarer les chrétiens timorés ou 'nonos', la propagande juive nous a dit que si le communisme est arrivé, c'est à cause du maréchal allemand Ludendorf, qui permit à Lénine de passer de Suisse en Russie, dans un wagon de fret plombé. Les mêmes Juifs oublient de nous dire qu'à ce moment-là, en Allemagne, le Juif Albert Ballin était pratiquement dictateur des chemins de fer et de toutes autres communications, comme ministre dans le cabinet de Bethmann-Hollweg. Même en admettant comme vérité 'totale' la propagande juive, comment expliquer que le Juif Léon Trotsky alias Lauba Braunstein, comparse Lénine, prisonnier dans un camp d'internement canadien à Kapuskasing, puis prisonnier dans la forteresse navale canadienne de Halifax, N.-E., ait pu traverser la mer infestée de sous-marins allemands, traverser l'Europe Alliée, l'Europe Ennemie et rejoindre Lénine juste en temps pour la révolution bolchéviste d'octobre 1917? Là-dessus, la propagande juive est d'un mutisme hermétique, de même que les...autorités canadiennes et alliées! C'est à se demander si les chefs "inconnus" de la Triple Alliance et de la Triple Entente, dirigeant d'un même centre, ne s'entendaient pas comme larrons en foire pour implanter le Communisme triomphant sur les ruines et les morts de tous les belligérants. Comme a écrit le Juif Benjamin Disraéli: "Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l'imaginent ceux qui ne sont pas dans la coulisse"! Et aussi: "En politique, tout n'est que race" (In politics, all is race).

On peut se demander aussi comment il se fait que 485 Juifs de l'East Side de New York ont pu, en même temps que Trotsky, traverser l'océan, les territoires alliés et les territoires ennemis, pour se trouver à Petrograd et Moscou au moment opportun. Ces Juifs américains, dont les noms et occupations ont été publiés tant et plus, sont devenus les commissars ou dictateurs de l'Union Soviétique en 1917, formant 80% du personnel en haute autorité.

Pour que ces étrangers devinssent la nouvelle tête de la Russie, il fallait couper l'ancienne tête. C'est pourquoi il y eut de si grands massacres, accompagnés de tortures d'un raffinement inouï. De nombreux auteurs, dont certains témoins visuels, ont raconté ces horreurs dans leurs livres. Résumons-les.

De 1917 à 1919, les Juifs au pouvoir, Trotsky, Lénine (demi-juif, marié à la juive Kroupskaya), Staline (demi-juif, marié à la juive Kaganovitch), Radek, Sverdlov, Bela-Kun, Yacoubovitch, Alphand (richisime banquier) Kamenev, Lourie, Schichtler, Lander, Kaufman, Schmidt, Lilina (juive née Knogissen), Zinonev, Anvelt, Spitzberg, Goukovski, Volodarski, Ouritski, Steinberg, Fenigstein, Savitch, Zaslovski et leurs centaines de comparses juifs, firent assassiner ou mourir par torture, sur le territoire de toutes les Russies et en Ukraine, les têtes de goyim qu'ils voulaient remplacer par leur tête juive.

En voici le tableau:
Torturés et tués par le bolchévisme juif:
L'empereur, l'impératrice, le prince et les princesses, et toute la noblesse qu'on put atteindre;
48,000 archevêques, évêques, prêtres, moines, religieux et religieuses;
10,000 (environ) professeurs d'universités, de séminaires et du secondaire;
8,800 médecins;
54,850 officiers de l'armée russe;
240,000 sous-officiers de l'Armée russe;
10,500 fonctionnaires de police (provinciale et municipale);
48,500 membres de la Gendarmerie Impériale;
344,000 intellectuels, anciens échevins, maries, députés de tous les partis non-bolchéviques;
815,000 fermiers et paysans qui ne voulaient pas consentir à la confiscation sans rémunération de leurs terres;
192,000 ouvriers qui voulaient rester libres;
et un nombre plus grand encore de citoyens russes de tous milieux et de toutes catégories, qui s'opposaient à la saisie de leurs biens par l'État (industriels, marchands, importateurs, exportateurs, propriétaires de boutiques et d'échoppes, rentiers, détenteurs de débentures, obligations, billets promissoires, actions, stocks et autres titres de toutes sortes).

Au fur et à mesure que se développa le communisme en Russie, les massacres de chrétiens par les juifs (surtout en Ukraine catholique, sous Kroutchev) continuèrent, au point que l'on estime aujourd'hui à quarante millions d'êtres humains assassinés (indépendamment des morts causés par les guerres), le nombre des innocentes victimes du judéo-communisme en URSS. Après la deuxième Guerre Mondiale, quand le judéo-communisme, grâce aux concessions de Roosevelt et Churchill à Yalta, pénétra en Bulgarie, Roumanie, Pologne, Esthonie, Latvie, Lithuanie, Yougolslavie, Hongrie, Tchécoslovaquie, Albanie, Allemagne, les massacres de non-juis chrétiens atteignirent les mêmes proportions que dans la Russie de Lénine et Trotsky, et comme par enchantement, dans tous ces pays-là, le hasard voulait que le pouvoir politique fût aux mains de Juifs plutôt qu'aux mains de nationaux du pays. Ne parlons pas de la Corée Rouge, de la Chine Rouge et autres lieux qui nous intéressent de moins près.

Qu'est-ce que le communisme?

Qu'est-ce donc que le communisme, sur l'autel duquel on a immolé et on immole encore tant de victimes?

Le communisme, c'est le socialisme.

Faites venir de l'ambassade soviétique, à Ottawa, ou de Moscou, une copie de la constitution de l'Union Soviétique, et jugez par vous-même.

Dans le nom de l'Union des Républiques Soviétiques Socialistes, des autres républiques ou territoires qui en dépendent directement, les titres de chapitres, les définitions de l'État, du régime, du système, ect., vous pourrez compter au moins deux cent quarante fois les mots socialiste ou socialisme. Le mot communiste, par contre, n'apparaît que deux fois dans cette constitution, comme qualificatif du parti politique de... l'État socialiste. Le parti communiste a pour unique but de lutter pour l'instauration de l'État socialiste, du régime socialiste, du système socialiste.

Et, de fait, tous les partis communistes ou socialistes au monde se réclament des mêmes ancêtres, ont les mêmes prophètes (Marx, Engels, Lasalle), la même doctrine, les mêmes slogans, la même haine de la bourgeoisie (banquiers nationaux, industriels nationaux, commerçant nationaux, propriétaires de fermes ou d'immeubles nationaux). Jamais, au grand jamais, ces communistes et socialistes (c'est la même chose à des stages de développement différents) ne parlent contre les banquiers internationaux, les cartels et monopoles internationaux (aux mains des Juifs) parce que ces 'prolétaires' internationaux sont eux-mêmes des internationalistes.

Le socialisme-communisme de Karl Marx, prophète juif de tous les Gauchismes, est tout simplement une anticivilisation, une barbarie, en autant que notre monde occidental-chrétien est concerné. En réalité pratique, ce Gauchisme socialiste-communiste abouti avec l'extrême gauche, à nier tous les postulats de notre civilisation traditionnelle.

Le communisme est une négation totale de:
Dieu,
l'âme humaine,
un monde dans l'au-delà,
la Révélation,
la nécessité de religion,
la morale révélée, éclairant la morale naturelle,
les droits sacrés de la famille,
la propriété privée,
l'initiative personnelle,
la libre entreprise,
le marché libre.

En regard de ces négations formelles par le communisme (socialisme marxiste), la civilisation chrétienne occidentale oppose des affirmations positives et constructives de ces réalités et nécessités.

Qu'est-ce que le communisme, anticivilisation ou barbarie d'esprit juif, en opposition aux affirmations de notre civilisation occidentale, propose pour les remplacer? Rien sauf la terreur comme on l'applique aux animaux, l'État-prison où tout le monde est égal dans la pauvreté et l'animalisme, et d'où il ne peut s'enfuit sans recevoir une balle dans le dos.

On en revient donc, avec cette formule des Juifs Marx, Engels et Lasalle, à la formule que l'homme en général applique aux animaux qu'il a domestiqués ou qu'il combat.

Les animaux, qui n'ont pas d'âme, n'ont pas besoin de religion, de vie de famille, de propriété privée ou d'initiative personnelle. On les utilises à son gré, on les tue même au besoin pour les mangers. Il n'y a pas de morale entre l'homme et les animaux. On ne dit pas : « J'ai volé le lait de la vache, j'ai volé les oeufs de la poule ». Les animaux ont été créés pour le service et l'enrichissement de l'homme.

Toutes les négations de l'anticivilisation judéo-communiste, de la barbarie marxiste, sont dans le parfait esprit du Talmud. Elles s'adressent à ces bêtes, ces animaux sans âme que sont les goyim, les Gentils. Il n'est pas surprenant que, durant les années 20 et 30, le célèbre grand-rabbin libéral Stephen-S. Wise, de New York, se plaisait à répéter: « Some call it communism, I call it judaism ». (Certains l'appellent du communisme, moi je l'appelle du judaïsme). Pas surprenant, non plus, que tant de publications juives aient si souvent reproduit que le haut idéal du communisme concorde parfaitement avec le haut idéal judaïsme, et aient acclamé Karl Marx comme le « second Moïse » qui doit conduire les Juifs dans la terre promise des temps modernes.

Si tant de prêtres, de religieux et de prédicants chrétiens-occidentaux ont été assassinés, torturés, emprisonnés. « suicidés », malmenés jusqu'à la mort dans des camps de concentration soviétiques sous la férule judéo-communiste, on n'a pas encore pu lire le nom d'un seul rabbin qui ait été le moindrement vexé ou ennuyé par la même barbarie. Si tant de temples orthodoxes, catholiques et protestants ont été transformés par le judéo-communisme en entrepôts, musées antireligieux, salle de danse, maisons de prostitutions, casernes, cinémas, théâtres, écoles d'athéisme, etc., on n'a pas encore entendu parler d'une seule synagogue profanée par la même barbarie. Si tant de calices, ciboires, ostensoirs, patènes, mitres et crosses, crucifix, chandeliers, missels, ex-votos ont été raflés ou détruits par les judéo-communistes, on n'a pas encore entendu parler de pareilles déprédations concernant le Talmud, les shofarim (cornes de béliers), l'étoile de Sion, les chandeliers à sept branches ou les boîtes sacrées contenant les résidus de circoncision pour expédition à Jérusalem afin que ces résidus soient enterrés en Terre Saine. Bien au contraire, pendant que les enfants de l'Ordre et du Baptême périssaient par dizaines de milles dans les tortures, les Rabbins de Soviétie adressaient leurs félicitations et leurs voeux au gouvernement judéo-communiste, et les Rabbins d'Occident revenant de « pieux pèlerinages » dans cette judéo-soviétie ont rapporté, dans profusion de journaux juifs, avec des hossannas de joie, le sort privilégié de leurs congénères raciaux-religieux en cette terre bénie du Sanhédrin.
Pourquoi me gênerais-je de le répéter, puisque tant de publications juives l'ont publié avant moi? Il y a ça, voyez-vous, que les Juifs ont le droit de se le dire entre eux, mais pas nous les Gentils!
Il y a une chose que je dois admettre: c'est que le judéo-communisme est terriblement et scrupuleusement logique avec ce qu'il enseigne: « La religion est l'opium du peuple », « Il n'y a pas de Dieu ni d'au-delà », « La propriété privée c'est le vol », ect. ect. C'est donc une nécessité de détruire les oeuvres positives de tous les postulats chrétiens-occidentaux. S'il n'y a pas de Dieu et tout ce qui en découle, alors la religion est une fumisterie, ses membres et ses temples sont une imposture, une perte d'argent et de temps. Qu'y a-t-il de plus logique?

Par ailleurs, la civilisation christo-occidentale ne semble plus avoir de logique, probablement parce que tant de ses chefs ont avalé et digéré les sophismes des Juifs orientaux et non-chrétiens, qui se sont glissés dans cette civilisation. D'elle-même, parce que les Juifs le demandent et qu'elle veut leur plaire, cette civilisation se sécularise, se laïcise, se socialise, se judaïse, se communise, se matérialise. Au lieu de combattre son mortel ennemi, elle se penche vers lui avec un sourire faux et grimaçant; comme une bête terrorisée, elle copie, elle singe, elle accepte ses manières, dans son espoir de colombe blanche qui ne veut pas être avalée par le serpent.

Sur notre terre il n'y a aucun plan qui soit parfait, lorsqu'il est traduit en réalité humaine. Il s'y produit toujours des failles ou des lézardes.

Le judéo-communisme de Marx & Cie ne considérait le bétail sans âme des Gentils que comme des animaux. On sait que les animaux n'ont ni vie religieuse, ni vie intellectuelle, ni vie culturelle. Ils n'ont que la vie économique: vivre et se reproduire, c'est-à-dire manger, se gîter, se défendre contre le froid, la chaleur, les intempéries, les ennemis, et faire des petits.

Il est arrivé que ça ne marchait plus sur les roulettes, c'était « kapout » au paradis des travailleurs. C'est bien beau le « bien commun », « la communauté » forcée, mais lorsque tout le monde y travaille pour tous les autres sans avoir jamais sa chance personnelle d'avancement, le « stakanovisme » disparaît bien vite et chacun cherche à se procurer le plus possible en travaillant le moins possible, en produisant le moins possible puisque ce n'est pas pour soi. On s'est aperçu que l'être humain a quelque chose de plus que les animaux qui vivent en société, comme les abeilles et les fourmis. Il a son « moi » qui en fait une personne, un être qui se situe au centre du monde puisque tout le reste du monde est autour de lui. Même au paradis rouge des judéo-communistes, le « moi » humain semble incapable de se soustraire à l'état mélancolique et nostalgique décrit par Lamartine:
« Borné par sa nature, infini dans ses voeux,
L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. »

Et même au paradis rouge, catastrophique au point que l'on défie souvent la mort pour s'en évader, le bétail sans âme Gentil a gardé cette chose que ses maîtres juifs n'ont jamais pu et ne pourront jamais détruire: l'ambition personnelle, ce ressort, ce moteur de toute vie humaine.
Tous tant qu'ils sont, les hommes sont ambitieux, soit en rêve soit en action. Là où le Talmud et ses Juifs se sont trompés, c'est lorsqu'ils ont ignoré cette vérité fondamentale, dans leur aveuglement de considérer les non-juifs comme des animaux, des « non-hommes ».

Tous les hommes ont de l'ambition de connaissances, de grandeur, de puissance, de célébrité, etc. Même le saint est un ambitieux qui, contrairement à l'avare qui accumule pour ce monde, accumule une richesse pour l'autre monde par ses prières, ses dévouements, ses sacrifices. Chacun rêve ou cherche à être mieux et plus demain qu'aujourd'hui, d'une façon ou d'une autre. C'est ce qui fait qu'il est une homme, plus qu'un simple animal. Que les Juifs talmudistes ne l'aient pas encore compris, c'est ce qui m'étonne le plus, c'est surtout ce qui les étonnera eux-mêmes, quand la compression qu'ils imposent à l'humanité non-juive éclatera avec une violence comme l'histoire humaine n'en a encore jamais connue. On a voulu détruire chez les Gentils le respect de toutes les autorités imaginables: parentale, religieuse, policière, judiciaire, enseignante, civile, gouvernementale, militaire, royale et toute autre. Quand l'anarchie ainsi semée et répandue éclatera, cela signifie qu'aucune de ces autorités ne pourra arrêter la furie des foules aveugles qui se lanceront contre... les auteurs mêmes de l'anarchie, exactement comme on l'a vu à Harlem, Jersey City, Brooklyn, etc., l'été dernier, lorsque des nègres en délire se sont attaqués violemment à ceux qui avaient soulevé ces mêmes nègres. Les éternels poseurs à la persécution, qui sont les éternels semeurs de discorde, le comprendront-ils jamais?
Tout récemment, les Juifs du monde entier ont crié à la persécution de leurs congénères en Russie Soviétique. Que s'est-il passé? Il y a un an et demi, Krouchtchev, pour plaire à ses maîtres judéo-communistes (car aucun dictateur communiste n'est autre chose qu'un pion des vrais possesseurs de la Russie Rouge), ordonnait aux savants soviétiques de lancer une nouvelle vague d'athéisme, de guerre contre Dieu. Car, malgré tout ce que le Talmudisme juif impose là-bas aux Gentils non-juifs, ce... « méchant Dieu » des Gentils remonte toujours à la surface.
Les philosophes athéologues et « penseurs »(?) de Soviétie, bien soumis aux ordres d'en-haut, se lancèrent dans de savantes divagations et ratiocinations, à qui mieux mieux, contre Dieu, Son existence, Sa réalité. Ces chevaliers du matérialisme absolu devinrent du jour au lendemain, sur commande, des « experts » en spiritualisme, sans se soucier du rôle ridicule qu'ils jouaient dans l'espoir de se mériter des « honneurs et des décorations ». Ils scribouillèrent contre Dieu et toutes les religions imaginables, ce qui fut jugé très bien, excellent. Mais les « savants » de l'Académie de Kiev, en Ukraine soviétique, eurent la malencontreuse idée de choisir le Judaïsme comme thème, et ils publièrent (à l'instar de leurs confrères des autres Académies ayant 'promulgué' contre les autres religions chrétienne, mahométane, bouddhiste, ect.) un opuscule intitulé « Le Judaïsme sans embellissement ». Ces grands savants tapaient sur le sacré et sacro-saint Talmud des maîtres juifs!

Ce fut, dans l'univers entier, un tollé mondial de réprobation, un cri désespéré contre une nouvelle persécution. Pensez donc: les savants soviétiques de partout avaient hautement mérité en attaquant, avilissant et salissant toutes les religions des Gentils, mais les savants d'Ukraine (ex-catholique) s'étaient rendus coupables de blasphème et profanation en osant toucher à la tradition et la doctrine des Pharisiens! Quel sacrilège, quel crime impardonnable! Oser attenter à l'enseignement de ceux que Jésus a appelés « serpents, race ce vipères, tombeaux blancs remplis de charogne, menteurs, hypocrites » et autres noms!

Krouchtchev en tomba du pouvoir. Car, ne l'oubliez jamais, avec les judéo-communistes, c'est toujours une raison religieuse qui amène la chute d'une homme. Staline tomba après avoir accusé des médecins juifs de trahir leur serment d'Hippocrate pour empoisonner des hauts dirigeants, que « la tribu » jugeait hostiles à ses intérêts judaïques immédiats. Jésus fut condamné à mort pour cause religieuse (blasphémateur) par le Sanhédrin, qui ensuite exigea l'exécution de sa sentence pour cause civile (ennemi de César).

Adrien Arcand, À bas la haine! page 55 à 71

mercredi 31 décembre 2008

Le fantôme de Pie X au Vatican

N.D.L.R. - Sous ce titre, paraissait dans « La Presse » du 7 juillet 1923, une lettre de Rome dont nous extrayons les passages suivants:

« Ce n'est pas sans un eu d'excitation que je vous envoie ces quelques lignes sur un événement du Vatican qui ayant eu pour témoins un nombre assez grand de personnes, a fini par entrer lentement dans le domaine public. »

...En voici les points essentiels :

« ...Il est donc certifié qu'il y a quelques semaines à peine, un groupe de prêtres allemand et autrichiens attendaient d'être admis en la présence de Pie XI, quand, divin ou diabolique, l'évènement se produisit.

« ...Un témoin, qui, je le sais, ne peut mentir, m'a assuré que ces visiteurs se trouvaient dans l'antichambre privée avant l'audience, quand ils virent tout à coup une petite porte s'ouvrir lentement et s'avancer vers eux Pie X mort depuis huit ans.

« Vous pouvez facilement imaginer quelle a été leur stupeur !

« ...Tous tombèrent à genoux !

« L'apparition vint vers eux, en les bénissant et murmurant une phrase de laquelle je vous pris de respecter fidèlement la forme elliptique : « I tempi disgraziati saranno altri fra dicci anni ». (Les temps malheureux seront changés dans dix ans).

« Ceci dit, il disparut.

« Emus plus qu'on ne peut le supposer, les spectateurs de cette scène furent reçus quelques instants après par Sa Sainteté qui, s'apercevant de leur trouble, leur demanda la raison. Alors, l'un d'eux décrivit ce qu'ils venaient de voir et d'entendre. Le Saint-Père leur répondit d'une façon énigmatique : « Ainsi, le voici de nouveau... »

« Puis, dominant sa propre émotion, le Pontife ajouta: « Vous avez été victime d'une illusion, d'une hallucination collective. Il n'y a pas de fantômes dans ces murs, comme il ne s'en trouve pas dans aucune partie du monde. Remettez-vous de votre émoi, priez, ne croyez pas aux ombres et n'ayez confiance que dans la lumière éternelle. »

...Cependant... quand les « hallucinés » se retrouvèrent sur la Place Saint-Pierre, ils revécurent ces instant dramatiques, uniques dans leur existence, ces instants pendant lesquels leurs yeux virent s'avancer sur les dalles de marbre la forme blanche du Pontife défunt, qui, de sa main diaphane, traçait le signe de la Croix, alors que ses lèvres pâles murmuraient la promesse de temps meilleurs.

« Pourtant ces prêtres, certains de ce qu'ils avaient vu et entendu, rédigèrent une fidèle narration, s'appliquant à ne pas déformer la vérité et à n'omettre aucune particuliarité...

« Ce document aurait dû être mis en sûreté et à l'abri des indiscrétions, mais on en fit plusieurs copies...dans la suite... une de ces copies tomba dans les mains de phénomène psychique. On m'a assuré que ces princes de l'Église ont été très souvent informés de l'apparition de Pie X au Vatican... »

Sante-Bargellini (Source : Serviam, vol. 19, no 56 1989)

samedi 27 décembre 2008

Pourquoi j'ai cru en Hitler de léon degrelle


Entrevue de Léon Degrelle par Jean Kapel

Pouvez-vous nous raconter votre première rencontre avec Hitler?

Elle a eu lieu durant l'été de 1933. J'avais déjà assisté à un meeting du Chancelier qui s'était tenu peu de temps après la prise du pouvoir et j'avais été vivement impressionné par l'extraordinaire succès populaire que rencontrait le nouveau maître de l'Allemagne.

L'avenir de ce pays intéressait directement le responsable politique belge que j'étais alors et les souvenirs de la Première Guerre mondiale m'inclinaient à une certaine méfiance. Je fis donc un voyage privé en Allemagne, accompagné de mon épouse et de quelques amis rexistes. Nous étions à peine arrivés à Berlin que nous reçûmes une invitation à déjeuner de Ribbentrop, qui dirigeait la politique étrangère du Reich. Ce déjeuner fut suivi d'une invitation à prendre le thé chez le Führer lui-même. Je dois vous dire que je n'ai pas eu le temps d'apprécier le thé en question. J'ai subi ce jour-là un véritable coup de foudre: Hitler et moi avons été littéralement passionnés l'un par l'autre. Hitler n'était pas un homme comme les autres, il ne ressemblait en rien aux politiciens que j'avais eu l'occasion de rencontrer jusque-là. C'était un homme extrêmement simple, vêtu simplement, parlant simplement, très calme, contrairement à tout ce qu'on a pu raconter. Il était plein d'humour et très drôle dans sa conversation. Sur toutes les questions, politiques, économiques, sociales ou culturelles, il était porteur de vues absolument neuves, qu'il exprimait avec une clarté et une conviction qui entraînaient l'adhésion de ses auditeurs. Il savait conquérir les individus et les foules par le rayonnement étrange de sa personnalité. Il y avait quelque chose de génial chez lui, c'est ce qui lui a permis, simple caporal autrichien d'extraction obscure, de conquérir le pouvoir, de sortir l'Allemagne de l'une des crises les plus terribles de son histoire et d'engager son pays dans un conflit titanesque, où il faudra la coalition de toutes les puissances du monde pour réussir à le vaincre.

Les historiens des siècles futurs seront bien obligés, quand les passions se seront apaisées, de lui reconnaître l'importance qui lui revient dans l'histoire du 20ème siècle. Il aura marqué l'histoire autant que Napoléon, même si sa tentative gigantesque a échoué.

Ne craignez-vous pas de choquer l'immense majorité des gens en employant le mot «génie» à propos d'un homme qu'on considère aujourd'hui comme un redoutable criminel?

Il est grand temps de rétablir la vérité à ce propos. La justice du procès de Nuremberg n'était qu'une parodie de justice dictée par les vainqueurs. Les chefs d'accusation de complot, et de complot contre la paix, sont particulièrement grotesques quand on sait comment les bolcheviks sont arrivés au pouvoir en Russie, comment l'URSS s'est partagé la Pologne avec Hitler en 1939 et quand on rappelle que ce sont la France et l'Angleterre qui ont déclaré la guerre à l'Allemagne en septembre 1939, après que celle-ci, je l'admets, eût attaqué la Pologne, avec la bénédiction du camarade Staline. En matière de crimes de guerre, les Alliés feraient bien de regarder ce qu'ils ont fait eux-mêmes avant d'accabler les Allemands. Les bombardements de populations civiles à Dresde, à Tokyo et à Hiroshima ou Nagasaki n'ont pas valu à MM. Churchill, Roosevelt et Truman la vindicte de la conscience universelle. Les massacres de civils réalisés en Allemagne en 1945, notamment celui de Freudenstadt, sont à condamner au même titre que celui d'Oradour, et que dire de la livraison des Cosaques à Staline par les Anglais? N'insistons pas sur le sort qui fut réservé aux Croates par leurs «libérateurs» serbes. La plus grave accusation portée contre l'Allemagne nationale-socialiste est celle de «crimes contre l'humanité» et se rapporte principalement aux exactions et aux massacres perpétrés contre les Juifs. M'étant constamment battu sur le front de l'Est, je n'ai pas de témoignage personnel à apporter à ce sujet, mais je vous renvoie aux travaux très nombreux de ce qu'on appelle aujourd'hui l'école «révisionniste». On ne peut de toute manière juger Hitler et le national-socialisme de ce seul point de vue. Est-ce que les crimes et les génocides autrement considérables qu'ont réalisés les Soviétiques sous Staline et leurs émules en Chine ou en Indochine tout récemment suscitent beaucoup d'états d'âme chez les gens qui se proclament encore aujourd'hui communistes?

Quels sont les aspects qui vous ont initialement le plus frappé dans la politique hitlérienne?

Ce fut tout d'abord son extraordinaire efficacité. Hitler héritait d'un pays ruiné, comptant six millions et demi de chômeurs. En l'espace de trois ans, il l'avait tiré de la crise, bien mieux que n'avait pu le faire Roosevelt pour l'Amérique avec sa politique du New Deal, et, contrairement à une légende tenace, ce n'est pas en lançant dès 1933 une politique de réarmement, qui n'interviendra qu'à partir de 1937, mais en ayant recours à des solutions simples telles que le lancement d'une politique de grands travaux, l'établissement du service du travail pour les jeunes, la mise en œuvre d'une politique sociale qui n'avait alors aucun équivalent en Europe. Congés payés, logements ouvriers, diffusion de la voiture populaire, loisirs organisés, autant de nouveautés qui attachèrent jusqu'à la fin l'immense majorité du peuple allemand à celui qu'il s'était donné pour chef. Il faut en effet rappeler que la victoire politique de Hitler fut obtenue par les voies les plus démocratiques qui soient. Hitler est devenu Chancelier du Reich dans la légalité: toutes les grandes décisions qu'il a prises, le départ de la SDN, la confusion sur son nom des fonctions de chancelier et de président après la mort de Hindenburg, ont été confirmées par des plébiscites au cours desquels il a obtenu des majorités écrasantes et il est vain de prétendre que les Allemands votaient sous la terreur. En janvier 1935, le plébiscite de la Sarre s'est déroulé sous contrôle international et Hitler n'a même pas pu faire un discours sur ce territoire avant le scrutin, ce qui n'a pas empêché les Sarrois de se prononcer à 91 % pour le rattachement à l'Allemagne.

J'étais à Vienne au moment de l'Anschluss et je peux vous dire à quel point il fut accepté dans l'enthousiasme par le peuple autrichien, dont les dirigeants sociaux-démocrates réclamaient déjà, en 1919, la réunion à l'Allemagne interdite par les traités. Les vainqueurs de la Première Guerre mondiale s'étaient faits les champions du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, à condition que cela ne risquât pas de favoriser l'Allemagne vaincue. Une telle hypocrisie ne pouvait durer bien longtemps.

Le national-socialisme apparaît comme un avatar du nationalisme allemand et comme l'héritier du pangermanisme du début du siècle. Il est surprenant qu'il ait pu séduire les étrangers, en l'occurrence un Belge tel que vous.

Il y avait dans le national-socialisme, c'est vrai, une dimension étroitement allemande héritée du 19ème siècle et de l'esprit de revanche qu'avait engendré le traité de Versailles, mais, selon moi, Hitler était à même d'aller bien au-delà de ces conceptions étriquées.

Pour lui, l'Allemagne ne fut qu'un instrument au même titre que la France de 1800 ne fut qu'un instrument pour Napoléon. Ce dernier était à moitié italien, alors que Hitler était Autrichien ; l'un comme l'autre, ils ont voulu réaliser un rêve impérial qui devait logiquement dépasser les frontières étriquées de leur pays d'adoption. J'ai posé un jour la question à Hitler: je lui ai demandé ce qu'il était, s'il était allemand ou européen et il m'a fait cette réponse tout à fait surprenante en me disant: «Je suis grec ...». Il voulait dire par là à quel point il se sentait l'héritier de toute la culture européenne, vieille de trois mille ans, bâtie sur ce vaste espace qui va des forêts germaniques aux côtes méditerranéennes.

Il ne m'a pas caché à quel point il accordait peu d'intérêt aux recherches archéologiques, qui constituaient la manie de Himmler et des gens de l'Ahnenerbe qui cherchaient à privilégier les origines germaniques. Avec un peu plus de temps et poussé par un nombre grandissant d'Européens qui, à la faveur de la guerre, avaient découvert la révolution nationale-socialiste, il aurait dépassé le cadre étroitement germanique pour réaliser une véritable révolution à l'échelle du continent.

A la fin de la guerre, la moitié des effectifs de la Waffen SS était d'origine non allemande et regroupait des représentants de trente nationalités différentes. C'était l'Armée politique du national-socialisme qui était en train de s'européaniser et cela n'aurait pas été sans d'importantes conséquences politiques à moyen terme. Tout cela ne pouvait convenir aux militaires allemands de la caste traditionnelle des officiers prussiens, passéistes et arrogants, qui n'avaient rien compris à l'enjeu du combat que nous avions engagé.

Cette collaboration militaire semble cependant difficilement admissible. L'Allemagne était pour la Belgique ou pour la France l'ennemi de 1940?

Bien sûr, mais nous étions persuadés, surtout après les formidables succès obtenus jusqu'en 1942, que l'Europe allait être longtemps sous l'hégémonie allemande. Dans cette perspective, si nous voulions avoir notre mot à dire dans l'avenir de cette Europe nouvelle, nous devions participer, au même titre que les Allemands, à la croisade contre l'ennemi commun bolchevik. La force d'avenir au sein de l'Armée allemande, c'était la Waffen SS, un magnifique corps d'élite vers lequel nous nous sommes tout naturellement tournés, désireux que nous étions de nous battre pour une cause véritablement révolutionnaire et non pour le vieux conservatisme des vieilles droites de nos différents pays d'origine.

Vous étiez le leader d'un mouvement nationaliste belge qui se réclamait du catholicisme. N'y a-t-il pas une contradiction avec votre engagement aux cotés des armées hitlériennes?

On se trompe là aussi à propos de Hitler. Il était intensément croyant et invoquait souvent le nom de Dieu. Il était de formation chrétienne, il avait même été enfant de chœur et chantre à l'église de sa paroisse. Certains leaders nationaux-socialistes étaient hostiles à l'Eglise, notamment Bormann et Himmler, pour ne pas parler bien sûr de Rosenberg, mais leur influence sur Hitler était à peu près nulle. Il ne prenait pas très au sérieux les recherches de Himmler sur les anciennes religions germaniques et sa politique fut très favorable à l'Eglise catholique, même si celle-ci fournit ensuite les opposants les plus déterminés au régime.

Je l'ai rencontré un matin, alors que je m'apprêtais à aller communier et quand je lui fis part de mon intention -- j'aimais ainsi provoquer l'agacement de mes interlocuteurs allemands, c'était une manière d'exprimer mon indépendance à leur égard -, il n'en fut pas du tout surpris et me répondit que sa mère aurait aimé m'accompagner si elle avait été encore vivante. Il était très discret à ce sujet mais portait un véritable culte au souvenir de sa mère, et ce qu'a raconté à ce sujet Kubizek dans ses Mémoires est très révélateur. Ma religion ne me semblait nullement contradictoire avec mon adhésion aux principes et aux idées avancées par Hitler, et il le comprenait fort bien, au point qu'il me fit un jour cette déclaration: «Si j'avais eu un fils, j'aurais aimé qu'il fût comme vous ...»

Vous parlez des sentiments «européens» de Hitler. Cela surprend quelque peu quand on évoque son attitude à l'égard de la France et de l'Angleterre.

Elle ne fait que confirmer ce que j'avance. En 1940, il a accordé à une France totalement vaincue et écrasée des conditions d'armistice incroyablement favorables si on les compare à celles qui avaient été imposées à l'Allemagne en novembre 1918, à un moment où pas un pouce du territoire allemand n'était encore occupé par les armées alliées victorieuses.

Pour ce qui est de l'Angleterre, Hitler a cherché à la ménager le plus longtemps possible dans la mesure où il a toujours espéré arriver avec elle à un compromis par lequel elle lui aurait laissé les mains libres pour faire l'unité européenne autour de l'Allemagne, celle-ci lui laissant la maîtrise des mers et de son empire colonial. Pour Hitler, les Anglais étaient des Germains et devaient pour cette raison finir par s'entendre avec les Allemands. Certains l'avaient compris, mais pas Churchill, qui était un homme du passé et qui ne réalisa pas que l'Angleterre signait sa propre perte en poursuivant cette guerre qui n'allait servir qu'aux puissances extra-européennes. Ce qu'est devenue aujourd'hui l'Angleterre me dispense de tout commentaire supplémentaire, quand on pense à ce qu'elle fut.

Le racisme hitlérien ne constituait-il pas un obstacle insurmontable pour la réalisation de l'Europe que vous évoquez?

L'hitlérisme devait échapper au carcan étroitement allemand dans lequel l'avaient confiné les héritiers du nationalisme et du pangermanisme traditionnels. Que signifiait ce «racisme» quand nous trouvions chez les Slaves, Polonais ou Russes, ces magnifiques types blonds aux yeux bleus qu'on nous présentait comme la quintessence de la germanité?

Que signifiait-il quand on sait que la Prusse fut l'œuvre des protestants français émigrés dans le Brandebourg? Tous les Européens appartiennent au même fond racial. Les Lombards étaient des Germains, de même que les Suèves ou les Wisigoths qui s'installèrent en Espagne, et les Scandinaves sont plus nordiques que les Bavarois. Il fallait donc dépasser certaines conceptions trop primaires pour rassembler tous les peuples d'Europe autour de leur héritage commun, autour d'un mythe mobilisateur, la création d'un grand empire mondial qui serait allé de Brest à Vladivostok, le plus formidable ensemble politique, économique, démographique et militaire que le monde eût jamais connu. Etroitement lié au monde arabe, engagé dans le développement des populations arriérées des continents africain et asiatique qui étaient encore sous la domination européenne, une telle construction pouvait changer le cours de l'histoire. Qu'on ne vienne pas me dire qu'une telle puissance aurait été dominatrice et oppressive pour les autres peuples. Faut-il rappeler, par exemple, qu'il y avait trois divisions musulmanes à la Waffen SS? Quand on sait de quelle manière, aujourd'hui, les Soviétiques maintiennent leur domination sur les peuples d'Europe orientale et comment les puissances occidentales nanties s'accommodent de la misère des peuples pauvres, on peut imaginer que les choses auraient pu évoluer autrement si le temps l'avait permis et si les esprits avaient pu évoluer suffisamment vite, notamment du coté des Allemands, dont beaucoup n'avaient rien compris à l'ampleur de la révolution hitlérienne.

Vous ne pouvez contester que le résultat de l'aventure hitlérienne a été catastrophique pour l'Europe qui vous est si chère. Le bilan apparaît bien lourd et on imagine mal comment le programme que vous présentez aurait pu se réaliser.

On ne peut évidemment refaire l'histoire, mais je crois que le bilan des vainqueurs n'est guère plus brillant. L'empire soviétique s'est doté de la première puissance militaire du monde et continue à écraser les aspirations à la liberté des peuples d'Europe de l'Est et, plus récemment, du peuple afghan. Ne parlons pas des holocaustes engendrés en Asie par la victoire des communistes. A l'Ouest, la civilisation du seul profit matériel dégoûte de plus en plus une jeunesse qui ne peut se résoudre à accepter la réduction au niveau de tubes digestifs que lui propose la société de consommation. La délinquance ou la drogue sont la rançon de cette situation. A l'heure où nous assistons au réveil de l'Islam, alors que l'American Way of Life laisse les peuples insatisfaits, aucune espérance n'est offerte à la jeunesse d'Europe, laissée à elle-même et à sa misère spirituelle. Où se trouve la solution? Eh bien, je vais vous surprendre, au risque de déchaîner contre moi la colère de nouveaux ennemis: j'attend beaucoup du peuple russe. Il représente une force encore saine et il ne supportera pas éternellement son régime de bureaucrates gâteux dont l'échec est total dans tous les domaines.

J'espère qu'un jour un jeune Bonaparte sortira de l'Armée rouge comme aurait pu le faire Toukhatchevski en 1938, et qu'il rompra avec le fatras idéologique débile qui étouffe la plus grande nation blanche qui soit encore décidée à agir sur l'histoire. Là où Napoléon et Hitler ont échoué, c'est peut-être le fils de l'un de nos adversaires du Caucase et de Tcherkassy qui réussira en rassemblant autour de la Russie, guérie du virus communiste, tous les peuples européens pour entraîner le monde dans une nouvelle marche en avant.

Interview recueillie par Jean Kapel et publiée dans la revue «Histoire magazine», N° 19, septembre 1981.

samedi 20 décembre 2008

Éducation et télévision

Certains milieux éducatifs, pourtant fort éloignés de la Tradition catholique, commencent à prendre conscience des ravages de la culture audiovisuelle (télévision, cinéma, jeux vidéo, internet). C'est ainsi que quelques écoles publiques de la région de Québec incitent les élèves et leurs parents à se priver de télévision et de jeux vidéo pendant dix jours pour redécouvrir les joies du sport, des jeux de société, de la lecture et des balades en famille¹. Une expérience réalisée dans une école primaire américaine a montré qu'une diminution du temps d'écoute à moins de 7 heures par semaine pendant 20 semaines réduisait 40% les agressions physiques et de 50% les agressions verbales chez les jeunes – outre la diminution du problème d'embonpoint qui, aux États-Unis, affecter plus de 30% d'entre eux². La littérature antitélévisuelle est désormais abondante.

Un ouvrage du pédopsychiatre français Stéphane Clerget, publié aux prestigieuses et « politiquement correctes » éditions Fayard, s'inscrit dans ce mouvement³. L'auteur est d'esprit libéral et de formation freudienne. Ses références à la psychanalyse alourdissent d'ailleurs son texte, mais sans discréditer sa réflexion, qui repose essentiellement sur des observations cliniques et le bon sens pratiques. Les analyse théoriques sont parfois complexes, mais elles sont illustrées par des exemples concrets qui facilitent et agrémentent la lecture.

Stéphane Clerget qualifie la télévision de « véritable ennemi intérieur » pour l'enfant. Si les parents, dit-il, connaissaient l'impact de la télévision sur le développement intellectuel et affectif de leurs enfants, ils se débarrasseraient immédiatement de leurs postes.

Développement affectif et intellectuel

Les enfants adoptent facilement les traits de caractère des personnages de télévision qui les attirent, ou qui attirent leurs parents. L'auteur raconte le cas d'une femme de 40 ans dont l'enfance avait été bercée par la télé-série américaine, La petite maison dans la prairie. Sa fille, d'ailleurs prénommée Laura, présentait les mêmes troubles de comportement que Laura Ingalls, l'héroïne télévisuelle, parce que cette brave dame agissait inconsciemment comme Mme Ingalls, la mère télévisuelle. En fait, le modèle de Mme Ingalls s'était substitué, dans l'enfance de cette femme, au modèle de sa propre mère. La famille imaginaire Ingalls avait ainsi contribué indirectement à former la personnalité d'une fillette réelle, qui n'avait pourtant jamais vu La petite maison dans la prairie. Les enfants peuvent donc aimer des personnages fictifs, au point de les imiter davantage que leurs propres parents. Les jeunes qui baignent dans un environnement sentimental aussi artificiel développeront une personnalité superficielle, qui risque de s'affaisser au contact de la réalité.

Selon Clerget, la télévision freine le développement de l'imagination, et par conséquent de l'intelligence, parce qu'elle impose à l'enfant un imaginaire préconçu. En revanche, la lecture, les bandes dessinées et les récits oraux permettent à l'enfant d'élaborer son propre imaginaire par leur translation en images mentales. On note que l'enfant « téléphage » éprouve souvent des difficultés scolaires. Ses relations interpersonnelles sont superficielles et fondées sur une attente passive de satisfactions immédiates. Son manque d'imagination affecte son autonomie psychologique, le rend influençable et dépendant des objets matériels. La télévision forme de bons consommateurs en attachant l'enfant au stade du plaisir primaire, qui consiste à jouir de ce qu'il voit, et en l'empêchant d'accéder au plaisir supérieur qui naît d'une création personnelle.
L'auteur affirme que la télévision loin d'être une « fenêtre sur le monde » empêche, au contraire, l'enfant de découvrir son milieu par des expériences réelles. La passivité du téléspectateur le place dans un état hypnoïde qui favorise la « déréalisation ». Il est, nous dit Clerget, un rêveur éveillé dont le rêve est fabriqué par un autre. Les jeux vidéos altèrent encore plus sérieusement la perception de la réalité. L'enfant devient un pilote de course ou un soldat d'élite, sans prendre aucun risque. Il apprend à ne jamais tenir compte des contraintes de la vie et à se réfugier dans un monde virtuel, qui lui offre d'être un autre que lui-même.

Une étude réalisée par des psychologues de l'Université Columbia (New York) montre un rapport entre le taux de criminalité et le niveau de consommation télévisuelle(4). Les personnes qui regardaient dans leur enfance la télévision moins d'une heure par jour commettent, à l'âge adulte, des actes criminels dans 6% des cas. La proportion passe à 23% chez ceux qui la regardaient entre une et trois heures, et à 30% chez ceux qui la regardaient plus de trois heures.

Clerget aborde d'autres aspects de la question : l'effet du « zapping » sur le morcellement psychologique de l'adolescent, le rôle de la cassette vidéo dans la désorientation temporelle, l'impact de la pornographie sur le développement psychosexuel, le phénomène de la dépendance télévisuelle, et même le lien entre télévision et maladie mentale. Il présente une hypothèse intéressante sur la fonction initiatique et purificatrice de la télé-réalité dans une société qui a perdu ses rites religieux et sociaux. Il pense que les effets d'Internet seront encore plus nocifs que ceux de la télévision, bien qu'il y ait encore peu d'études à ce sujet(5).

L'éducation télévisuelle

La solution proposée n'est malheureusement pas à la hauteur du problème. Stéphane Clerget croit impossible de vivre sans télévision. Mépriser ou déconsidérer ce média, dit-il, ne l'empêchera pas d'exercer son impact sur les enfants. Il recommande seulement aux parents et aux enseignants de faire l'éducation télévisuelle des enfants. Sans trop préciser les paramètres de cette éducation. Il s'agirait de diminuer le temps d'écoute, d'éviter les programmes à contenu antisocial, et, surtout, de regarder la télévision avec les enfants pour en discuter et les aider ainsi à former leur jugement critique.

Stéphane Clerget essaie d'abattre un éléphant avec un lance-pierres. C'est aussi dérisoire que d'offrir une puissante moto à un adolescent, en lui disant de faire bien attention. En définitive, Clerget invite les parents à inculquer à leurs enfants un certain mépris de la télévision, mépris qui n'empêchera pourtant pas la télévision d'exercer son impact, comme il le dit lui-même. En quoi pourra consister la « discussion éducative », sinon à dire à l'enfant que ce qu'il voit est faux et immoral? Mais celui-ci aura vu et en restera marqué. L'image est plus forte que le discours. Et l'enfant se demandera bientôt pourquoi ses parents regardent avec lui des choses prétendument mauvaises.

En pratique, il est beaucoup plus difficile de contrôler le temps d'écoute et le choix des programmes que de supprimer la télévision, surtout lorsque les enfants sont parvenus à l'adolescence. Comment déterminer si un programme est acceptable ou non? Ne risque-t-on pas d'élargir les critères pour éviter des confrontations avec les enfants, voire entre parents? Et les parents ont-ils eux-mêmes un regard suffisamment critique pour faire de tels choix et former le jugement de leurs enfants?

Après avoir lu le réquisitoire de Stéphane Clerget, on se demande pourquoi il faudrait à tout prix garder un téléviseur chez soi, puisque l'auteur ne mentionne aucun aspect positif de la télévision. Il se souvient avec nostalgie de la télé de son enfance (les années 1960), mais parce qu'il la regardait en famille et en consultant le dictionnaire pour vérifier le fondement historique des fils de cape et d'épée. Si Clerget semble mitiger sa conclusion pour ne pas offusquer ses lecteurs, il approuverait probablement ceux – dont je suis- qui boutent la télévision hors du foyer.

Cependant, l'auteur touche un point fondamental lorsqu'il affirme que la richesse culturelle et relationnelle du milieu familial constitue le meilleur rempart contre l'envahissement télévisuel. Les parents doivent accorder du temps à leurs enfants et accepter d'être « dérangés » par eux, au lieu d'utiliser l'écran (de télé, de cinéma ou d'ordinateur) comme gardiens d'enfants. L'amour du livre protégera les jeunes, et les moins jeunes, de la dépendance télévisuelle. Nous ne vivons plus à l'époque où les travaux manuels remplissaient la journée. Mais le temps perdu devant l'écran peut encore être consacré à des activités beaucoup plus formatrices comme la cuisine, le bricolage, la couture, le jardinage, la musique, le dessin, les jeux de société, les sorties culturelles, le sport, les oeuvres de charité, les discussions animées autour de la table, cet. Pour vaincre la télé, il faut investir du temps et placer la vie de famille au-dessus de la vie professionnelle. C'est le prix d'une bonne éducation.

La question du cinéma

Certains condamnent la télévision, mais approuvent le cinéma, sous prétexte qu'il faut bien se détendre et qu'il est de toute façon impossible, voire dangereux, de se couper de la culture moderne. Ils pensent trouver des fils valables sur les plans artistique, culturel et moral, surtout dans l'ancien répertoire. S'ils admettent que la consommation quotidienne de télévision est néfaste, ils ne voient aucun danger dans l'usage modéré du cinéma, une fois par semaine ou par mois.

Une consommation modérée de cinéma n'a sûrement pas les mêmes conséquences psychosociales que la « téléphagie » dont parle Stéphane Clerget. Mais les enfants, et les adultes, qui ne peuvent se passer de cinéma en viendront à croire que les choses véritablement importantes dans la vie sociale et culturelle sont celles que l'on voit à l'écran. Ils seront peut-être moins intoxiqués par l'image que d'autres; ils auront tout de même le culte de l'image. Or ce culte de l'image finira par élever leur niveau de consommation, et freinera de toute manière leur progression intellectuelle et morale. Un élève me dit un jour, en classe, qu'il était inutile de lire l'Iliade depuis la sortir du film La Guerre de Troie (un minable péplum américain). Quelle tristesse! Or cet adolescent n'était qu'un consommateurs « modéré » de cinéma.

Il n'y a pas de différence intrinsèque entre les effets du cinéma et ceux de la télévision. Ils favorisent tous deux la passivité physique et intellectuelle, le triomphe de l'impression sur la réflexion, la fuite dans le rêve, la standardisation de la pensée et le repli sur soi.

Le progrès spirituel et moral

Mais la question télévisuelle ne doit pas être envisagée seulement du point de vue naturel, comme le fait Stéphane Clerget et comme nous l'avons fait nous-mêmes jusqu'ici. Un catholique doit l'envisager surtout du point de vue surnaturel, en fonction de la pratique des vertus et du salut éternel. Sur ce plan, la télévision et le cinéma ne peuvent rien nous apporter, et ils risquent de nous faire perdre beaucoup(6).

Un bon chrétien évitera sans doute les films qui comportent des scènes de violence ou de pornographie. Ayant cependant de plus en plus de mal à en trouver, il en viendra probablement à tolérer une marge d'immoralité qui s'élargira à mesure que le répertoire de films « acceptables » se rétrécira. Il se tourna alors vers le cinéma classique, les « bons vieux films américains » des années 1950. Parions qu'il perdra au passage ses adolescents, qui ne s'intéressent plus guère aux exploits de John Wayne. Mais surtout, c'est à ce moment qu'il tombera dans le piège. Le cinéma classique est peut-être moins scandaleux que le cinéma moderne, mais il est tout aussi corrosif. Il propage des valeurs fondamentalement opposées à la vie chrétienne : gloire, liberté, richesse, individualisme, romantisme, ect. Des jeunes imprégnés par la vision cinématographique de l'amour auront, par exemple, beaucoup de mal à comprendre la conception chrétienne du mariage.

Mais, dira-t-on, nos enfants verront bien, tôt ou tard, des films à l'extérieur de la maison familiale. Ne risquent-ils pas de sombrer alors dans les pires abus, en réaction contre la privation antérieure?

Certes, ils finiront par voir des films, et il ne faut pas s'en inquiéter outre mesure. N'assimilons pas en soi le film au péché, comme le font parfois les puritains, au risque de provoquer la réaction abusive que nous voulons éviter. Si la plupart des films actuels présentent effectivement de dangereuses tentations, si le cinéma classique en offre également, quoique d'une manière plus subtile, tout film n'est pas nécessairement immoral.

Supprimer pour former

Les parents ne doivent pas supprimer l'écran pour « protéger » leurs enfants, puisque dans ce cas un simple contrôle suffirait. Ils doivent plutôt le supprimer pour « former » leurs enfants, pour développer leur culture par les livres, leur capacité de relations humaines par la vie de famille, et leur équilibre psychologique par le contact avec la réalité. Leurs enfants seront ainsi mieux armés pour combattre le monde satanique qui nous entoure. Ils verront peut-être quelques films, par curiosité ou conformisme. Mais ils risquent moins de tomber dans la dépendance télévisuelle s'ils n'ont pas grandi devant l'écran. De plus, la culture littéraire qu'ils auront acquise entre temps leur permettra de porter un regard plus critique sur le cinéma, ce « divertissement pour ilotes » comme disait l'écrivain Georges Duhamel.

Il est ardu de lutter contre la culture télévisuelle. Les parents doivent résister aux pressions de leurs adolescents et de leur milieu social. Ils doivent surtout résister eux-mêmes à l'attrait du rêve télévisuel. Ils ne pourront triompher sans la grâce divine. Mais qu'ils se disent que chaque année passée loin de l'écran renforce les « anticorps » intellectuels et moraux de leurs enfants.

L'exemple des premiers chrétiens

Les chrétiens des premiers siècles refusaient d'assister aux jeux du cirque, trop visiblement scandaleux. Mails ils avaient plus de mal à renoncer au théâtre. Or le théâtre antique ne ressemblait pas aux pièces de Corneille ou Shakespeare. Il était aussi obscène que le cinéma actuel. De plus, ce n'était pas un simple loisir, mais une sorte de cérémonie religieuse qui prétendait purifier l'âme des spectateurs par l'étalage public du vice. Les Pères de l'Église interdisaient formellement aux chrétiens d'aller au théâtre à cause de son caractère immoral et païen.

Ne peut-on appliquer le même raisonnement à la culture télévisuelle? Les catholiques devraient s'en abstenir non seulement à cause de son immoralité, mais surtout à cause de son idéologie. Regarder un film, c'est s'exposer à deux ou trois heures de propagande libérale. Que penserait-on d'un catholique qui irait entendre un prédicateur protestant ou un agitateur communiste deux heures par semaine? Or le cinéma est plus redoutable pour la foi et les moeurs que les grands discours hérétiques ou révolutionnaires. Le libéralisme cinématographique manipule directement les émotions, sans passer par la raison. C'est une oeuvre de « rééducation » sous prétexte de distraction.

Cependant, les anciens chrétiens semblaient avoir autant de mal à résister au théâtre que nous au cinéma. Saint Jean Chrysostome admonestait violemment ceux qui « allaient au théâtre pour contempler les pompes de Satan ». Il conseillait aux fidèles de répondre à ceux qui « ont cédé à l'attrait séducteur du théâtre » par l'exemple de leur propre abstinence : « Fermez-lui la bouche, non par des mots, mais par des faits; montrez-lui l'un de ses semblables vivant dans la vertu et la tempérance. Il n'est besoin ni de longs discours, ni d'appareils oratoires, ni de syllogismes : des faits, voilà la bonne démonstration. »

Les parents pourront délivrer leurs enfants de la tyrannie télévisuelle, non pas en les « éduquant » à regarder la télévision ou le cinéma, mais en leur apprenant à vivre sans écran, en leur prouvant qu'il est possible et agréable de le faire. Le rejet de la culture télévisuelle est peut-être aujourd'hui l'une des pierres de touche de la vie chrétienne. C'est une manière de repousser l'esprit hédoniste et matérialiste du monde, pour vire dans le monde sans être du monde(7).

(1)Normand Delisle, Des jeunes privés de télé, Presse Canadienne (Québec), 21 mai 2003.

(2)École la Marelle (Québec), Lettre aux parents sur le défi de la dizaine sans télé ni jeux vidéo, 11 février 2004.

(3)Stéphane Clerget, Ils n'ont d'yeux que pour elle. Les enfants de la télé, Paris, Fayard, 2002, 228p., 16euro.

(4)Science, 28 mars 2002, ibid. par Clerget, p.125.

(5)Internet peut être un bon instrument de travail au bureau, mais c'est un dangereux instrument de loisir ou un piètre moyen d'information au foyer. Les études montrent que 80% du temps d'usage domestique d'Internet est consacré à la pornographie ou aux jeux vidéos. Aux États-Unis, 25% de ceux qui font usage professionnel d'Internet avouent avoir consommé de la pornographie au travail. Les entreprises commencent à s'inquiéter de la baisse de productivité qui en découle.

(6)On m'objectera sans doute La Passion de Christ de Mel Gibson (film que je n'ai pas vu). J'admets que dans une société aussi déchristianisé que la nôtre, ce film peut faire connaître l'existence historique de Jésus-Christ, et même favoriser quelques conversions. Mais le concert d'éloges qu'il a reçu des catholiques modernistes, des protestants fondamentalistes, des musulmans libéraux, et même de juifs, à l'exception de quelques radicaux B'nai Brith, laisse croire qu'il n'est peut-être pas aussi orthodoxe qu'on l'a dit. Quoiqu'il en soit, regarder La Passion du Christ ne vaudra jamais la lecture des Évangiles. La sainte Écriture s'adresse directement à nos âmes, en fonction de nos besoins spirituels propres. Gibson présente un Christ qui correspond à l'âme de Gibson. Cette vision formatée est nécessairement moins riche que l'image que l'on se fera soi-même du Christ par la lecture et la prière. Un vieux prêtre m'a dit: « Pourquoi irais-je voir le film de Gibson? Je tiens Notre-Seigneur dans mes mains chaque matin, lorsque je célèbre la messe. Je n'ai pas besoin d'aller voir un acteur jouer son rôle. » Ce prêtre préférait la réalité à la représentation. Notons que dans toute sa vie, il n'avait regardé la télévision que pendant vingt minutes.

(7)Voir Jn 17, 15-16; Rm 12,2, ect.

jeudi 18 décembre 2008

Nouvelles de la tradition


Da Vinci code contre foi catholique

« L'ignorance est notre pire ennemi », S. Pie X, pape (1903, 1914)

M. l'abbé Marc Vernoy, prieur de Fabrègues, a rédigé un argumentaire précis contre le Da Vinci code. Les lecteurs de DICI sauront en faire bon usage.

Une arme sournoise

Un style

L'histoire est présentée comme une banale fiction. Mais, en prétendant l'étayer sur des faits, des personnes et des lieux réels, l'auteur lui donne, peu à peu, le caractère d'un documentaire. Au final, nous sommes en présence d'un méchant pamphlet anti-chrétien. Son habileté naît subtile confusion entre fiction et réalité.

« Dans mon livre, je révèle un secret qui est murmuré depuis des siècles. Je ne l'ai pas inventé. C'est la première fois que ce secret est dévoilé dans un thriller à succès. J'espère sincèrement que Da Vinci code servira a ouvrir aux lecteurs de nouvelles pistes de réflexions. » (Site internet de l'auteur: www.danbrown.com).

Cette ambiguïté instrumentale entend placer de très graves accusations, « nouvelles pistes de réflexion », au-delà du vrai et du faux, du bien et du mal. Une haine décomplexée du Christ et de l'Église se couvre ainsi des habits de l'immunité.

Un contexte

Cette fable perfide profite du contexte d'inculture historique, d'ignorance religieuse et de méconnaissance de l'Évangile. Vatican II a été l'occasion d'une rupture avec l'histoire et la tradition de l'Église. Des clercs et des fidèles en nombre, privés de racines, sont maintenant livrés au désarroi.

Alors, falsifier lieux et acteurs de l'Histoire, argumenter sans preuves, utiliser la mode pseudo-scientifique, s'accaparer de puériles légendes ésotérico-gnostiques est un jeu malhonnête, mais facile au royaume de l'ignorance, Il prépare de rapides et incalculables ravages spirituels, scientifiques et culturels.

Un but

Le Da Vinci code s'inspire de récentes et fantaisistes élucubrations gnostiques, ésotériques, féministes, new age, et kabbalistiques. Une malice consommée les arrange avec de vieilles fables antichrétiennes, des légendes apocryphes et des délires païens.

Il accuse la foi catholique d'avoir manipulé l'Histoire, après avoir détruit les documents concernant « un Christ véritable ».

En fait, son but ultime est la perte des chrétiens par la ruine de la religion catholique.
Contrefaçons historiques à l'assaut de la foi catholique

« Une grande partie de ce que l'Église nous a enseigné, affirme Dan Brown (Da Vinci code, Lattès, p.294) – et nous enseigne encore – sur Jésus est tout simplement faux. ». Il entonne là un refrain ânonné depuis longtemps par les sectes, dont plus récemment les Témoins de Jéhovah, et par l'Islam. Il fallait décrédibiliser l'Église pour promouvoir une nouvelle version des faits. Les sources et le but de ce « roman historique » s'attaquent ainsi fondamentalement à la théologie du Verbe incarné, le Christ. Sa trame s'articule donc essentiellement autour d'une thèse sur Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il n'aurait été qu'un simple homme mortel (p.291), certainement un grand prophète, mais en aucun cas Dieu. Il aurait marié Marie-Madeleine, son principal disciple, dont le sein « le saint Graal », aurait porté Sarah, fruit de ce mariage. Et les rois de France descendraient de cette union.

Avant-propos, propos trompeurs

« Toutes les descriptions de monuments, d'oeuvres d'art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérées » (p.9). Dès, l'avant-propos, le lecteur est abusé.

La « Cène de Vinci », vue avec les yeux de la méthode Coué selon Dan Brown, remplace saint Jean par sainte Marie-Madeleine. Or la tradition pictural représente toujours saint Jean ainsi, à la droite du Christ. S'il n'y a pas de calice, sur la toile devant le Christ, ce n'est pas parce que Marie-Madeleine est le saint Graal. Mais Vinci peint l'heure, avant l'institution de l'eucharistie, où le Christ dévoile la trahison de Juda.

Le Prieuré de Sion, « -une société secrète européenne fondée en 1099 – est une organisation réellement existante. En 1975, la Bibliothèque Nationale de Paris a découvert des parchemins connus sous le nom de Dossiers Secrets, identifiant plusieurs membres du prieuré de Sion, dont Sir Isaac Newton, Botticelli, Victor Hugo et Léonard de Vinci » (p.9). Pourtant, il n'a jamais été qu'une association créée en 1956 par « Sa Majesté druidique », Pierre Plantard, escroc antisémite. Pour forger la légende, il commanda, en 1967, la confection de faux documents qu'il fit déposer à la Bibliothèque Nationale.

L'église S. Sulpice à Paris n'a aucun lien avec le « Prieuré de Sion », rien d'ésotérique, ni de païen. Fiction ou réalité, Dan Brown joue sur la crédulité. L'obélisque et la bande de laiton qui traverse l'église ne sont pas des traces secrètes, mais appartiennent à un instrument scientifique du 18ième siècle. Les lettres « P » et « S », au coeur d'un vitrail, ne sont pas les initiales d'un « Prieuré de Sion », mais celles des saints patrons de cette église : Pierre et Sulpice.

Le méridien de Paris, dont se sert Dan Brown dans ses théories, ne traverse pas le Louvre là où le Da Vinci code l'indique. Il ne passe pas non plus par l'église Saint Sulpice.

Les limites de l'érudition de M. Brown sont frappantes, spécialement lorsqu'elles ridiculisent le coeur de sa pseudo-démonstration du mariage de Jésus et de Marie-Madeleine. M. Durson, universitaire américain, relate que « dans le Da Vinci code, Teabing affirme que tout érudit de l'araméen nous dirait que compagne signifie épouse. En réalité, le document cité a été écrit en copte, pas en araméen, et le mot employé pour compagne est un emprunt du grec qui signifie probablement soeur spirituelle. Pour épouse, on aurait employé le mot grec gynè ».

La vérité contre les mensonges

Le mariage entre le Christ et la Madeleine, imaginé par ce roman à prétention documentaire, est essentiellement issu d'une tendance moderne à érotiser toutes les relations humaines. La mentalité contemporaine ne supporte pas la chasteté chrétienne que seule la grâce de Dieu rend vraiment possible. Et elle ne cesse de lutter contre le célibat religieux. Les baisers )(p.276) sur la bouche, évoqués dans l'évangile apocryphe de Philippe étaient pratiqués dans les communautés gnostiques. Cette pratique n'aurait rien de sexuel. En effet, on retrouve ce geste avec Jacques dans le 2ième apocalypse de Jacques. Elle symboliserait la communication de l'esprit à l'initié. Mais le baiser était aussi un usage spirituel de l'antiquité chrétienne.

Rien n'établit une quelconque relation intime entre le Christ et la Madeleine. La seule épouse connue du Christ est son Église, comme Yahvé pouvait être l'époux d'Israël avant la venue du Messie.

La femme, selon le Da Vinci code, serait méprisée et discriminée dans l'Église depuis le début. Dan Brown laisse entendre que le Christ aurait désigné la Madeleine comme tête de l'Église. Les apôtres auraient ensuite fomenté une conspiration machiste pour usurper la place de Marie-Madeleine.

Cette manoeuvre justifierait une attitude supposé discriminatoire de l'Église contre la femme.
Or Marie, conçue sans péché et mère de Dieu, Marie-Madeleine, pécheresse repentante et bien d'autres saintes femmes, sont au coeur de la foi catholique. Il est vrai que les protestants ont exclu le mystère féminin dans leur religion.

L'Église fut la première société dans l'histoire de l'humanité à reconnaître, à enseigner et à rétablir l'égale dignité des sexes. La civilisation chrétienne a ensuite libéré la femme des moeurs païennes antiques.

Le Nouveau Testament n'est pour Brown qu'une contrefaçon de l'empereur Constantin. « La Bible, telle que nous la connaissons aujourd'hui, a été collationnée par un païen, l'empereur Constantin le Grand » (p.289), pour soutenir, à partir du 4ème siècle, la divinité de Jésus-Christ. Ainsi aurait-il « commandé et financé la rédaction d'un Nouveau Testament qui excluait tous les évangiles évoquant les aspects humains de Jésus » (p.293).

Or les 27 livres qui le composent sont tous scientifiquement datés du 1er siècle (50-100). Dieu sait si la critique de leur authenticité fut âpre. Aucune autre religion n'est capable de présenter ses sources de manière aussi précise et certaine.

Le Canon de Muraoti, daté de 170, donne une liste de ces textes. Elle a très probablement été arrêté dès 130. En outre, chaque document et fragment du Nouveau Testament antérieur au 4ème siècle détruit le château de cartes du Da Vinci code. Le Nouveau Testament fut divinement inspiré aux écrivains sacrés. Il relate les prédications du Christ et de ses apôtres. Il raconte la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ et des premiers chrétiens. Il annonce surtout, avec la tradition de l'Église, le message évangélique. Son enseignement permet aux chrétiens de s'unir à Dieu en devenant meilleurs.

C'est une claire exposition de la véracité des natures humaine et divine du Christ. Ses « aspects humains », dont le Da Vinci code dit qu'ils sont occultés, apparaissent manifestement dans les évangiles. Ils rapportent son enfance et sa vie, son obéissance et sa colère, sa faim et sa soif, sa joie et sa tristesse, son amour et ses souffrances, sa passion et sa mort.

Ces « aspects » sont, en revanche, systématiquement gommés des écrits apocryphes gnostiques, dont se sert le Da Vinci code contre la foi catholique.

La lourdeur de ces apocryphes légendaires et leurs contradictions internes les rendent peu fiables. Ils s'emparent souvent de bribes du Nouveau Testament, preuve supplémentaire de leur rédaction tardive.

L'évangile de Philippe, cité plus haut, date de la moitié du 3ème siècle. Comme nombre de ces textes, il est issu de la gnose. Saint Irénée, saint Hyppolite et Tertullien, aux 2ème et 3ème siècles argumentèrent efficacement contre ces légendes.

La gnose est une nébuleuse, ses croyances sont très éclectiques. On peut la comparer au new age contemporain. Elle rejette généralement la nature humaine du Christ et prétend pouvoir initier à une connaissance secrète du vrai Dieu.

La divinité du Christ rejetée

Selon Brown, l'empereur Constantin aurait en 325, lors d'« un vote très serré », obtenu du Concile de Nicée la définition de la divinité du Christ (p.291). Constantin n'a pas instrumentalisé ce concile, mais lui a permis de se tenir. Son soutien conforte l'autorité de l'Église et fit cesser la controverse arienne. Arius soutenais que Jésus-Christ était un dieu inférieur au Père.
Pour répondre aux hérésies, le concile formula plus précisément l'objet de la foi dans un Credo. Seuls 2 évêques sur environ 250 s'y opposèrent. Est-ce le résultat « d'un vote très serré »? Jésus-Christ, fils de Dieu est bien « engendré, non pas créé, de même nature que le Père » (Credo de Nicée).

L'Église, fondée par le Christ, professe depuis toujours la foi en un Dieu trinitaire : Père, Fils et Saint-Esprit, un seul Dieu en trois personnes.

Seuls les chrétiens croient en Dieu fait homme pour racheter les péchés du monde. Le Christ a été crucifié pour avoir révélé sa divinité, les apôtres ont été martyrisés pour en avoir témoigné. De nombreux chrétiens ont fait de même.

Les évangiles (10 8, 58; Mc 14,61-62, 10 20,31; ect.) rapportent cette révélation de la bouche même du Christ et par les miracles. S. Paul (1 Cor. 8,16; Col 1, 15-16) l'enseigne au milieu du 1er siècle.

En 112, Pline le jeune, gouverneur romain de Bithynie, écrit que les chrétiens interrogés « affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne pour honorer le Christ comme Dieu... » (L. 10, 1.96).

Bien avant le concile de Nicée, Igance d'Antioche +117, Justin +165, Irénée +200, Clément d'Alexandrie +215, Tertullien +225, et bien d'autres Pères confessent très explicitement dans leurs écrits la divinité du Christ.

L'Église ne dissimule rien au sujet du Christ, bien au contraire. Elle s'attache à suivre le commandement du Seigneur : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde » (Mat. 28, 19-20). Toute son histoire prouve sa fidélité à répandre la connaissance de l'Évangile, pour faire rayonner l'amour du Christ sur la terre et rendre les hommes heureux et meilleurs.
Que penser de ces « premiers textes chrétiens » (p.276), que l'Église aurait détruits ou dissimulés en faveur de la divinité de Jésus-Christ?

Les manuscrits de la Mer Morte, découverts en 1947, ne donnent aucun renseignement sur la vie des chrétiens et leur religion. La bibliothèque gnostique de Nag Hammadi, découverte en 1945, est datée du 4ème siècle. Aucun secret n'y a été découvert. Les apocryphes en question dans le Da Vinci code (Évangile de Philippe et de Marie) sont tardif et sans rapport réel avec un quelconque apôtre.

Négationnisme au service de la haine

Cette fable gnostique contemporaine n'a rien d'une innocente fiction. C'est une redoutable occasion de donner libre cours à la haine du Christ et de ses disciples. L'Église est soupçonnée d'être un groupement d'intérêts occultes, parasitaire, dissimulateur, conspirateur et donc dangereux. Nul besoin de niaises moqueries, de critiques fondées, d'arguments tangibles, on abandonne les chrétiens au murmure.

À la longue, cette suspicion emporte le jugement et encourage l'élimination de ce qui apparaît comme une sourde menace. Les pamphlets assassins de l'empire néronien n'ont-ils pas appelé trois siècles de persécutions sanglantes?

Dans ce fatras gnostique, la religion chrétienne est tristement dépréciée en un ramassis de minables petits secrets.

Abbé Marc Vernoy, fsspx

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